Jean Chordal

L’Explorateur de la Musique et de son Histoire

Jean Chordal est né dans une arrière-salle de bar à jazz à Bruxelles, un soir de pluie, pendant qu’un contrebassiste noir américain jouait “Naima” de Coltrane pour une poignée d’âmes perdues. Sa mère, serveuse fatiguée mais tenace, disait que la seule chose qu’elle n’avait jamais pu lui donner, c’était le silence. À la maison, il y avait toujours un poste allumé, un vinyle qui craque, un voisin qui répétait du ska, un cousin qui rappait sous la douche.

Jean n’a jamais étudié la musique. Il l’a habitée. Il l’a subie, aimée, fuie, puis disséquée.
Il a grandi dans un mélange d’influences sans filtre : rumba congolaise à la radio, new wave sur cassette, reggae militant en boucle dans la voiture de son oncle. À 12 ans, il écrivait ses propres classements de morceaux selon “puissance sociopolitique”. À 15, il a compris que ce qu’il cherchait, ce n’était pas ce qui plaisait, mais ce que ça disait de ceux qui écoutaient.

Il a étudié l’histoire contemporaine, en parallèle d’un boulot de vendeur en disquaire indé. Puis il a bifurqué. Pas vers la critique musicale, trop aveugle à ses propres biais. Ni vers l’industrie, trop propre. Il a choisi l’archéologie du son : écouter, relier, remonter. Voir ce que la musique cache, autant que ce qu’elle révèle.

Jean Chordal écrit comme on scanne un paysage sonore : sans effets de manche, sans nostalgie inutile. Il ne sanctifie pas les artistes. Il débusque les stratégies, les silences coupables, les emballements collectifs qui anesthésient plus qu’ils ne réveillent.
Il ne croit pas à la “playlist de la semaine”. Il cherche la trace oubliée, le morceau censuré, la voix passée en contrebande.

Pour lui, écouter, c’est militer.
Mais écrire sur ce qu’on écoute, c’est trahir ou éveiller. Il a choisi son camp.

Son regard sur le monde  


« Ce n’est pas l’histoire qui fait la musique. C’est la musique qui révèle ce que l’histoire ne dit pas. »

Jean Chordal voit l’art sonore comme une mémoire parallèle. Une archive vivante, émotionnelle, politique. Il explore ce que les sons trahissent, ce que les harmonies masquent, et ce que les silences laissent deviner. Pour lui, la musique n’est jamais neutre : elle est toujours un signe, un cri ou un camouflage.

Ce qu’on écoute est souvent ce qu’on accepte. Et c’est précisément là que commence la résistance.

Citations de Jean Chordal  


« L’industrie vend du rêve en boucle. À force, le rêve devient un produit, et la musique, un emballage. »

« Chaque révolution a sa bande-son. Écoute-là, tu sauras qui ment. »

« Le vrai underground, c’est ce qu’on ne te propose jamais dans une playlist. »

« Les algorithmes ne savent pas ce que tu aimes. Ils savent ce qui te rend docile. »

Bibliographie

L’Art comme une Arme – Quand la création devient révolution
Un manifeste sans fard sur la puissance politique de l’art. Ici, créer, c’est contester. Une plongée dans les œuvres qui réveillent, bousculent, désobéissent. L’art comme outil de révolte, pas comme décoration de salon.

L’Envers du Son – Ce que l’industrie musicale vous cache vraiment
Derrière les refrains catchy : des mécaniques froides, des émotions préfabriquées, et une standardisation à grande échelle. Ce livre dissèque les illusions du “marché de la musique” et montre comment on fabrique l’auditeur autant que la chanson.

L’Histoire des Labels Musicaux
Du vinyle aux plateformes de streaming, une traversée critique des coulisses de l’industrie. Comment quelques géants ont imposé leur tempo, modulé les genres, et transformé l’acte d’écouter en un parcours balisé. Une anatomie du pouvoir sonore.

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