Signature de Kerl

Kerl

Le dessinateur qui trace là où ça fait mal


« Quand on ne peut plus parler, il reste le trait. Tranchant. »

Kerl n’a jamais aimé parler. Trop de bruit, trop de détours, trop de faux-semblants. Très tôt, il a compris que le dessin allait plus vite. Et frappait plus fort.
Il a grandi dans une ville grise, coincée entre un rond-point, une zone commerciale et une télé toujours allumée. Ses parents ne lisaient pas, ne votaient pas, ne débattaient pas. Ils encaissaient. Et quand ça débordait, ils s’engueulaient.
Lui, il dessinait. D’abord dans les marges, puis sur les murs de sa chambre, puis sur les tables du lycée – qu’il a quitté dès qu’on lui a fait comprendre que “critiquer tout, c’est fatigant pour les autres”.

Il a enchaîné les boulots précaires : caisse, entrepôt, plateau téléphonique, manutention.
Partout, il a vu la même chose : des gens qui jouent un rôle pour survivre, des chefs qui sourient trop, des slogans collés au mur pour masquer l’absurde. Alors il a recommencé à dessiner. Pas pour passer le temps. Pour désosser le mensonge.

Kerl ne se revendique pas artiste. Il n’aime pas les étiquettes, surtout quand elles sentent l’autopromo. Il gribouille, il gratte, il cogne – avec un stylo noir et un humour sale.
Il ne fait pas dans la pédagogie. Il montre. Et si tu rigoles, c’est que tu as compris. Ou que tu es visé. Les deux lui vont.

Il ne travaille pour personne. Il ne se vend pas. Il publie ce qu’on refuse ailleurs. Et quand on le censure, il redessine – en pire.
Il dit que tant qu’il pourra lever un stylo, ils ne dormiront jamais tranquilles.

Son regard sur le monde

« La satire, c’est le dernier service public qui ne ferme pas à 18h. »

Kerl n’a pas de ligne éditoriale, juste une boussole morale tordue par le réel. Sa seule loyauté va à ceux qui pensent encore, doutent toujours, et refusent de gober la soupe du jour. Il dessine pour dénoncer – pas pour plaire.

Ses cibles ? L’exploitation maquillée en opportunité.
La connerie transformée en storytelling.
La souffrance recyclée en branding.

Citations de Kerl

« Un bon dessin vaut mille mots. Surtout les mots qu’on n’a plus le droit de dire. »

« Si ton patron rigole en regardant mes dessins, c’est que t’as un problème. »

« Le ridicule ne tue pas. Dommage. »

« L’humour noir, c’est ce qui reste quand l’espoir s’est tiré. »

Prochain livre à paraître

[Titre à confirmer] – Satire graphique de notre société sous perfusion
Un recueil d’illustrations corrosives sur le monde du travail, les faux engagements, la précarité maquillée en liberté, la tyrannie du bonheur obligatoire… et toutes ces absurdités qu’on finit par accepter à force de ne plus les regarder.
À paraître courant 2025 chez Obscyra

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