Signature de Meilin Tseng

Meilin Tseng

Gardienne des bruits de l’invisible


« La norme est la plus silencieuse des violences. »

Meilin Tseng est née dans un appartement trop propre d’une banlieue trop calme. Fille unique d’un couple modèle, elle a grandi entre des murs blancs, des repas équilibrés, et des phrases bienveillantes qui finissaient toujours par “c’est pour ton bien.” Elle n’a jamais manqué de rien – sauf peut-être d’espace pour exister autrement que comme une élève discrète, une enfant facile, une adolescente raisonnable.

Très tôt, elle a compris une chose : plus une famille a l’air heureuse, plus il faut écouter ce qu’on ne dit pas. Les disputes muettes. Les sourires automatiques. Les silences prolongés entre deux compliments. Elle a appris à survivre dans ce monde lisse en devenant elle-même une ombre fonctionnelle. Présente, polie, adaptée.

À 11 ans, elle a commencé à noter ce qu’elle ressentait – ou plutôt ce qu’elle n’avait pas le droit de ressentir : l’agacement devant les encouragements, la colère sans cause, la peur quand tout allait bien.
Ce ne sont pas des journaux intimes. Ce sont des autopsies du quotidien.

Meilin n’a jamais voulu être visible. Elle voulait comprendre. Pourquoi on félicite ceux qui s’éteignent en silence. Pourquoi l’équilibre devient une prison. Pourquoi les gens les plus cassés sont souvent ceux qui ont toujours “tenu bon”.

Aujourd’hui, elle écrit depuis cette lucidité en biais, sans effet de manche, sans provocation.
Elle n’analyse pas les crises spectaculaires. Elle explore les dérèglements invisibles : ceux qu’on appelle “normaux” parce qu’ils sont collectifs.

Elle ne crie pas. Elle observe. Elle écrit comme on note des anomalies dans une machine trop bien huilée.
Et parfois, au détour d’une phrase, tout le décor social se fissure. En silence.

Son regard sur le monde

« Le bonheur obligatoire est une dictature molle. »

Meilin n’écrit pas contre le système. Elle écrit contre l’intérieur du système : cette normalité qui étouffe, ces sourires polis, ces checklists de vie réussie.
Pour elle, le quotidien moderne est un théâtre de l’absurde – et la plupart des gens sont enfermés dans leur rôle sans même s’en rendre compte.
Elle explore ces automatismes avec une précision clinique, sans jamais verser dans le cynisme. Juste assez d’ironie pour gratter où ça a l’air de bien tenir.

Citations de Meilin Tseng

« Ce que tu appelles équilibre, c’est peut-être juste une paralysie bien gérée. »
« Derrière chaque sourire imposé, il y a une alarme coupée. »
« L’adaptation n’est pas toujours une victoire. »
« Les gens stables me font peur. Ils ne tombent jamais, mais ne sautent plus. »
« La norme, c’est quand plus personne ne demande pourquoi. »

Livres à paraître de Meilin Tseng

Heureusement, tu vas bien (mais tu fais peur)
Une plongée dans le monde étrange des gens “équilibrés”. Ceux qui cochent toutes les cases sans jamais vivre. Ce livre démonte la santé mentale comme critère d’acceptabilité sociale.

Ne fais pas de vagues, tu vas couler
Un essai grinçant sur les stratégies d’effacement : discrétion, adaptation, docilité. Comment des générations entières ont appris à survivre en devenant invisibles.

Sourire obligatoire, panique intérieure
Et si le self-control était une bombe à retardement ? Ce livre explore la violence de la politesse, des silences maintenus, et du calme imposé aux enfances sensibles.

C’est pour ton bien : violences douces et soins forcés
Un texte acéré sur les agressions maquillées en attention : thérapies imposées, conseils intrusifs, infantilisation empathique. Où commence la manipulation sous prétexte de bienveillance ?

Ceux qui restent debout sans savoir pourquoi
Un recueil de fragments philosophiques et narratifs sur ces vies en mode pilote automatique. Portraits intimes de gens normaux qui, un jour, ne savent plus ce qu’ils font là.

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