Le silence a une forme.
Introduction
Nerr’ovia naît dans la langue vietnamienne, une langue de nuances fines,
où le sens change avec un souffle, où chaque intonation modifie le cœur de la phrase.
Ici, la musique n’est pas un excès.
C’est une précision.
Les mots ne crient pas.
Ils glissent, ils vibrent, ils blessent sans violence.
Nerr’ovia transforme cette délicatesse en esthétique sonore :
fragile en surface, tranchante dessous.
Tout est millimétré.
Tout compte.
Concept
Nerr’ovia est le versant vietnamien d’Obscyra Music.
Un espace où les tons du vietnamien deviennent des lignes mélodiques,
où les silences pèsent autant que les notes,
où la beauté se cache dans ce qui n’est pas dit.
Aucune imitation occidentale.
Aucune “carte postale asiatique”.
Nerr’ovia refuse le cliché exotique.
La musique est sobre, nerveuse, poétique.
Un fil tendu entre douceur et acier.
Style musical
Nerr’ovia s’inscrit dans un univers minimaliste, précis, émotif :
– Voix douces, retenues, presque murmurées, mais lucides.
– Pianos clairs, notes espacées, mélodies fines.
– Percussions légères, rarement frontales, souvent feutrées.
– Électro subtile, craquements, textures fines, respirations.
La musique ne cherche pas l’effet spectaculaire.
Elle invite à écouter ce que tout le monde ignore.
Structure du collectif
Nerr’ovia rassemble chanteurs vietnamiens, compositeurs électro, guitaristes aériens et poètes urbains.
Les morceaux commencent souvent par peu :
une voix, trois notes, un souffle.
Les projets parlent de la pudeur émotionnelle,
des souvenirs qu’on n’avoue pas,
des cicatrices qui ne se montrent pas,
des rêves minuscules qui tiennent debout.
Nerr’ovia est discret —
mais il reste.
Philosophie
La sensibilité n’a pas besoin de grandiloquence.
Nerr’ovia prouve qu’une émotion peut être profonde sans être bruyante.
La musique devient une porcelaine sonore :
tendre, coupante, élégante, précise.
Conclusion
Nerr’ovia, c’est la beauté retenue.
La délicatesse qui tranche.
Le silence qui devient musique.
