Tayen Red Elk
Celle qui rêve à travers les ruines
« Chaque fragment contient un monde. Encore faut-il savoir l’écouter. »
Tayen Red Elk est née dans une réserve que les cartes ne nomment qu’à contrecœur. Là-bas, l’école n’enseignait pas l’histoire de son peuple, mais celle des colons. Alors elle a appris à écouter autrement : les anciens, les pierres, les silences.
Elle a grandi entre deux mondes : celui de ses ancêtres, transmis en fragments, en chants, en gestes – et celui des villes voisines, qui semblaient toujours vouloir l’avaler sans la voir. Adolescente, elle tenait un carnet secret où elle notait les mots bannis, les rêves qu’on disait absurdes, les rites qu’on lui interdisait de nommer à l’école.
À 18 ans, elle quitte la réserve avec l’intuition qu’elle ne doit pas fuir ses racines, mais apprendre à les traduire pour qu’elles ne meurent pas. Elle étudie l’anthropologie, mais refuse d’être une “intermédiaire culturelle”. Elle écrit, donc. Non pour expliquer, mais pour transmettre. Pour honorer les absents. Pour que la modernité entende les absents qu’elle a fabriqués.
Aujourd’hui, Tayen vit près d’un désert sacré, là où le vent parle encore aux pierres. Elle ne milite pas : elle veille. À travers ses livres, elle ravive ce qui brûle sans flamme. Les chants oubliés. Les esprits des ruines. Et cette mémoire vivante qu’aucune technologie ne peut capturer.
Son regard sur le monde
« Ce que vous appelez progrès est souvent une amnésie bien emballée. »
Tayen ne croit pas aux lendemains qui chantent. Elle croit aux voix qu’on n’écoute plus. Elle ne dénonce pas : elle réveille. Des récits, des figures, des questions qu’on a trop bien enterrées.
Pour elle, toute société qui oublie ses racines fabrique des fantômes – et ce sont ces fantômes qui parlent à travers elle.
Citations de Tayen Red Elk
« Ce n’est pas la fin du monde. Juste la fin du vôtre. »
« L’avenir est un piège si on ne l’ancre pas dans une mémoire. »
« Les ruines parlent. Mais vous avez appris à ne plus entendre. »
« Réparer, ce n’est pas reconstruire. C’est se souvenir. »
« Le sacré n’a pas disparu. Il a juste été déplacé – dans des objets qu’on jette. »
Livres à paraître de Tayen Red Elk
Les Esprits de la Modernité
Ce livre interroge le monde actuel comme on interrogerait un champ de bataille. Entre mémoire traumatique et résilience collective, une analyse à la fois mystique et politique.
Les Autres Amériques – Récits enterrés, terres trahies
Un voyage dans les histoires invisibles des peuples autochtones. Ce texte déconstruit le mythe fondateur de l’Amérique et redonne voix à celles qu’on a voulu effacer.
L’Oracle des Ruines – Poétique d’un monde brisé
Fragments de récits, visions, contes initiatiques modernes. Ce recueil est une tentative de lire le monde par ses fêlures, et d’y puiser une forme de clairvoyance.
Quand la mémoire se rebelle
À travers une approche mêlant ethnographie personnelle et dénonciation politique, Tayen montre comment l’amnésie sociale participe à la destruction du vivant.
Ce que le silence protège
Un texte méditatif et puissant sur les zones d’ombre que toute société entretient pour survivre. Tayen y explore le prix du refoulé collectif.
